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Le yoga, nouvel esprit du capitalisme

Pratiquer le yoga ne nous dispense pas de discernement, bien au contraire. Dans les textes historiques du yoga la notion de "viveka" (le discernement) est centrale dans la pratique. Elle permet de ne pas s'égarer sur les chemins paresseux d'un fanatisme béat et ou sectaire pour suivre le chemin plus ardu et plus exigeant de "satya" (la vérité).


Un nouvel outil de marche pour ce difficile chemin nous est proposé par Zineb Fahsi, jeune enseignante de yoga et journaliste : "Le yoga, nouvel esprit du capitalisme" paru chez Textuel.

Interrogée par Jeanne, sa complice du blog Citta Vritti, Zineb répond : "J’ai écrit ce livre pour mettre en ordre tout un tas de questions que je me posais afin de les disséquer. Personnellement je ne suis pas militante dans mes cours de yoga ; je trouve que cela pourrait être une injonction de plus dans un univers où l’on est déjà soumis à tout un tas de contraintes, d’obligations et de moralisation. Je le fais par d’autres canaux comme ce livre, notre blog, ou les réseaux sociaux. J’essaye aussi de proposer un espace le plus possible en marge des injonctions à la performance et au dépassement de soi et j’essaye de proposer un yoga qui ne fasse pas de promesses miracles, d’avoir une communication autour de ma pratique qui reste la plus humble possible. Et je trouve que c’est déjà politique : proposer un espace dans lequel les gens peuvent respirer, être curieux et non pas dans une démarche d’amélioration de soi. J’espère que c’est un yoga qui peut être libérateur. Ce sont des ambitions simples : un yoga bien-être dans le sens noble du terme, pour prendre soin les uns des autres."

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